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Certifications & labels

Comment se déroule un accompagnement BREEAM ?

Comment se déroule un accompagnement BREEAM ?

Certifications & labels

Damya Iskounen

Cheffe de projet - Construction Durable

Comment se déroule un accompagnement BREEAM ?

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Damya Iskounen

Cheffe de projet - Construction Durable

Avant-propos

La certification BREEAM est aujourd’hui l’un des référentiels les plus utilisés pour évaluer la performance durable des bâtiments. Obtenir une certification BREEAM repose sur une démarche structurée, intégrée au projet dès les premières phases et suivie jusqu’à la livraison.

C’est précisément le rôle de l’AMO Environnement BREEAM : définir une stratégie adaptée, anticiper les exigences du référentiel et coordonner les différents acteurs pour sécuriser le niveau de certification recherché.

Alors, concrètement, comment se déroule un accompagnement BREEAM ?

Définir les objectifs de certification

La première étape consiste à déterminer l’ambition environnementale du projet et le niveau de certification visé : Pass, Good, Very Good, Excellent ou Outstanding.

Ce choix dépend naturellement des attentes du maître d’ouvrage, mais également de la nature de l’opération, de son budget, des engagements ESG de l’investisseur ou encore des attentes des futurs utilisateurs.

L’objectif n’est pas nécessairement de rechercher le score le plus élevé possible, mais de définir une ambition cohérente avec le projet.

L’AMO BREEAM réalise alors une première analyse afin d’identifier les crédits accessibles, les points de vigilance et les éventuelles études complémentaires qui devront être engagées. Cette étape permet également de repérer au plus tôt les exigences qui nécessitent une décision dès la conception du bâtiment.

Réaliser une étude de faisabilité BREEAM

Une fois les objectifs définis, une étude de faisabilité permet d’analyser plus précisément le projet au regard du référentiel BREEAM. Cette analyse permet d’établir un premier score prévisionnel et surtout de construire une stratégie de certification.


Chaque thématique est étudiée : management, santé et bien-être, énergie, transport, eau, matériaux, déchets, utilisation des sols, écologie ou encore pollution. Certains crédits seront relativement simples à sécuriser, tandis que d’autres nécessiteront des études spécifiques, des adaptations de conception ou des investissements supplémentaires. L’enjeu consiste alors à trouver le bon équilibre entre performance environnementale, faisabilité technique et maîtrise économique.

Une marge de sécurité est généralement conservée afin d’éviter que la perte de quelques crédits en cours de projet ne compromette le niveau de certification recherché.

Intégrer les exigences BREEAM en conception

Les exigences identifiées lors de l’étude de faisabilité doivent être traduites dans la conception du bâtiment. L’AMO BREEAM travaille alors avec les architectes, bureaux d’études et autres membres de la maîtrise d’œuvre pour intégrer les prescriptions nécessaires.

Cela peut concerner aussi bien les performances énergétiques que le confort des occupants, la gestion de l’eau, la mobilité, le choix des matériaux, la biodiversité ou encore les équipements techniques du bâtiment. Certaines études doivent également être lancées à des moments précis du projet. Une analyse écologique, une étude de lumière naturelle, une analyse de cycle de vie ou une mission de commissioning, par exemple, peuvent être directement liées à l’obtention de crédits.

Sécuriser les exigences avant le lancement des travaux

Avant la consultation des entreprises, les engagements environnementaux pris pendant la conception doivent être intégrés aux documents contractuels. Les exigences BREEAM sont donc traduites dans les CCTP, les DPGF et plus largement dans les pièces du marché lorsque cela est nécessaire.

Cette étape permet de s’assurer que les entreprises comprennent précisément ce qui est attendu d’elles, aussi bien concernant les travaux à réaliser que les justificatifs à fournir. Elle est particulièrement importante car une exigence insuffisamment cadrée en phase conception peut entraîner des difficultés pendant le chantier : travaux complémentaires, surcoûts, recherche tardive de justificatifs ou perte de crédits.

Suivre les exigences BREEAM pendant le chantier

Pendant la réalisation des travaux, l’accompagnement BREEAM se poursuit. Il s’agit cette fois de vérifier que les engagements pris pendant la conception sont effectivement mis en œuvre sur le terrain.

Le suivi peut porter sur de nombreux sujets : gestion et valorisation des déchets, suivi des consommations du chantier, matériaux mis en œuvre, équipements de comptage, dispositifs de détection des fuites, infrastructures dédiées aux mobilités alternatives ou encore mesures en faveur de la biodiversité.

Des visites de chantier permettent de contrôler certaines installations et de disposer des preuves photographiques nécessaires.

En parallèle, les justificatifs sont collectés progressivement auprès de la maîtrise d’œuvre et des entreprises. Cette organisation évite de devoir reconstituer l’ensemble du dossier plusieurs mois après la réalisation des travaux.

Constituer progressivement le dossier de certification

La certification BREEAM repose sur un principe essentiel : chaque crédit visé doit être justifié.

Plans, notes de calcul, rapports d’études, fiches techniques, contrats, photographies ou comptes rendus viennent donc progressivement alimenter le dossier de certification.

L’AMO BREEAM analyse et produit les documents afin de vérifier qu’ils répondent précisément aux exigences du référentiel. Lorsqu’un élément est manquant ou insuffisant, il peut demander un complément ou proposer une action corrective.

Cette phase documentaire est particulièrement importante. Une action peut parfaitement avoir été réalisée sur le projet, mais si elle n’est pas correctement justifiée, elle risque de ne pas être valorisée lors de l’évaluation.

Finaliser l’évaluation et obtenir la certification BREEAM

En fin d’opération, le score est consolidé à partir des crédits réellement obtenus et des preuves collectées pendant le projet.

Selon le schéma de certification retenu, une première évaluation peut intervenir en phase conception avant une évaluation définitive à l’issue des travaux.

Le dossier est ensuite soumis au processus d’évaluation BREEAM afin d’aboutir à la délivrance du certificat.

Lorsqu’un projet a été correctement suivi depuis les premières phases, cette dernière étape doit avant tout être une phase de consolidation. Les principaux arbitrages ont déjà été réalisés et la majorité des crédits sont sécurisés et documentés.

Quel est le rôle d’un AMO BREEAM ?

Le rôle d’un AMO BREEAM ne se limite donc pas à calculer un score ou à compiler des justificatifs.

Il accompagne le projet dans la durée et fait le lien entre les exigences du référentiel et la réalité opérationnelle de l’opération.

Son objectif est de rendre la certification compatible avec le fonctionnement du projet : identifier les actions pertinentes, anticiper les décisions importantes, coordonner les différents intervenants et alerter suffisamment tôt lorsqu’un crédit est menacé.

Un accompagnement efficace permet ainsi de transformer la certification BREEAM en véritable fil conducteur environnemental du projet, plutôt qu’en exercice documentaire réalisé quelques semaines avant la livraison.

Fair Echo Advisory vous accompagne dans votre démarche BREEAM

Fair Echo Advisory accompagne les acteurs de l’immobilier dans leurs démarches de certification BREEAM, de l’étude de faisabilité jusqu’à l’obtention du certificat.

Notre approche consiste à définir une stratégie adaptée aux caractéristiques et aux ambitions de chaque opération, puis à accompagner les équipes de conception et de réalisation pour sécuriser progressivement les exigences du référentiel.

Vous envisagez une certification BREEAM pour votre projet ? Contactez nous pour étudier sa faisabilité et définir la stratégie de certification la plus adaptée.

Échangeons sur votre projet : contact@fair-echo.com